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10   EDITION

21 juin au 3 juillet 2011

Amboise (37)

Programmation 2011

Pour connaître les points de vente, rendez-vous sur Comment réserver .

Vendredi 24 Juin

En avant première

GiedRé

à 20h30 à la médiathèque Aimé Césaire

Tarif unique : 12€

Jeudi 30 Juin

Soirée tremplin avec

Edouard Nenez et les princes de Bretagne

dès 19h30 sur l'île d'Or

Gratuit

Vendredi 1er Juillet

Sergent Garcia, Têtes Raides

Le Ninja vs Le Ponk Do Bollywood, Le Pied de la Pompe, Los Torpillos

dès 19h sur l'île d'Or

14€ en réservation - 18€ sur place ( pass 2 jours : 20€ en réservation, 25€ sur place )

Samedi 2 Juillet

Babylon Circus, Les Fatals Picards

Emzel café, Joseph Cantalou, Les Ramoneurs de Menhirs, La flanfar aux pruneaux, Los Torpillos

dès 18h sur l'île d'Or

14€ en réservation - 18€ sur place ( pass 2 jours : 20€ en réservation, 25€ sur place )

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Babylon Circus

Samedi 2 Juillet

Originaires de Lyon, le collectif à l'énergie dévastatrice Babylon Circus distille un ska reggae explosif et théâtral. Plusieurs années de routes et de concerts ont façonné ce groupe de scène et lui ont donné ses premières lettres de noblesse.

Neuf musiciens sur scène mais 14 dans l'arène, le Babylon Circus est une famille qui s'agrandit au fil des Rencontres, des copains et des concerts. Les ingrédients de ce succès : un ska reggae viscéral qui fait chaud aux artères, une rythmique impeccable, une section cuivres chaleureuse, des clowns hilarants et une énergie de scène contagieuse.Constant et alternatif dans ses idéaux, le Babylon Circus lutte contre tous les extrémismes, qu'ils soient globaux ou nationaux.

Après le succès de Musika (1998), du maxi Tout va bien... (1999), de l'album Au marché des illusions 2001), sans oublier la reconnaissance apportée par les compilations It's A Frenchy Reggae Party 1 2 et 3, de leur album Dances of Resistance sort le 10 mai 2004 (label Yelen Musiques), Babylon Circus prouve tout simplement que la relève du ska reggae français est là. En 2009, le groupe signe son grand retour avec l'album La Belle Etoile (Sony/Bmg). Avec des influences tournées vers la chanson française (Higelin, Renaud et Téléphone), le groupe prend un nouveau départ

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Edouard Nenez et les princes de Bretagne

Jeudi 30 Juin

Festif, déconnant et positif, le groupe va clôturer la soirée tremplin avec son rock festif incontournable, et sans se prendre… le chou !

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Emzel café

Samedi 2 Juillet

Emzel Café… 3 personnages… et 1 parcours étonnant ! La rue… pour faire ses premières armes. Ou plutôt les rues : celles de France, de Belgique ou du Québec… Des rues arpentées « chansons au vent ». Des rues égayées par un spectacle empli d’une énergie débordante et d’un humour satyrique au service de chansons qui saisissent chaque passant : Leur univers se forge ici.

En 2007 ils se lancent le défi de transposer ce monde sur les planches. Ils enrichissent alors leur « trois voix deux guitares une flûte traversière » d’un dispositif électro : le groove s’épaissit. Après la rue, la route… qui les emmènera de salles en festivals pour plus de 300 concerts. C’est aussi à cette période qu’ils réalisent leur premier album (« Hourvari » : Projet Bob/Musicast), dont ils écouleront plus de 4000 exemplaires.

En 2008 ils « enfoncent le clou » du travail scénique avec Maïa Rubinstein-Khan (« Tryo et les Arrosés », No Mad ?, Mes Anjes Noires, Riké, Yoanna, …). De cette collaboration naîtra un spectacle abouti où toutes les composantes d’Emzel libèrent leur juste arôme. C’est ce même spectacle qui « séduira » à travers la France lors des premières parties de la tournée 2009 de Sinsemilia. Mike D’Inca (chanteur de Sinsemilia) signe alors Emzel café sur son label Echo Productions.

De toutes ces collaborations naît un nouvel album « En cavale aux heures de pointe » (Echo Productions/Pias), enregistré en Live à La Bobine, et mixé par Laurent Guéneau (Césaria Evora, Babylon Circus, Grand corps malade, Winston Mc Anuff,…) Album au plus près de ce qu’ils sont : Toujours en cavale… mais sachant faire une halte dès qu’il y a des gens présents, pour dévorer inlassablement le plaisir de la rencontre et du partage !

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GiedRé

Vendredi 24 Juin

La Guitare noire et cheveux blonds, GiedRé chante ces petites choses dont on a honte mais qui font rire quand les autres les racontent. En deux notes et trois accords, elle retrace le destin tragique mais rigolo d’un nain paralytique qui rencontre l’amour dans un chenil à Roubaix, chantonne le parcours d’une joyeuse bande de prostituées unijambistes, et s’amuse des paradoxes d’un monde politiquement très correct.

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Joseph Cantalou

Samedi 2 Juillet

La vraie star de cette édition : 6 milliards de fans et des foules féminines au bord de l’orgasme permanent… A découvrir d’urgence sur scène.

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La flanfar aux pruneaux

Samedi 2 Juillet

Formation de forme variable mais non moins géométrique 15 instruments à vent et autres soufflants et 5 percus - percus : Dominique (grosse caisse) solnn (caisse claire) nicolas (congas, bongos) christian (waschboard) erwan (derbouka, percussions) françoise, jean-louis, franck, maryline (saxos altos) marc, christian (saxos ténors) jean-michel (saxo baryton) dany (trombone) julie ,martine (flûte) catherine, pascale, nathalie,mickaël (clarinettes) sylvie , patrice(tuba)

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Le Ninja vs Le Ponk Do Bollywood

Vendredi 1er Juillet

Ce groove band d'un nouveau genre, composé de 2 percussionnistes, vous propose de le suivre dans son univers décalé où les chinoiseries côtoient la piraterie bollywoodienne ! Armés de leurs percussions ainsi que de leurs machines sonores nucléaires, ces 2 personnages vous feront découvrir leur répertoire composé des futurs tubes de demain : "Twist again à Bombay" "Biguine Shangaï" "Bruce-Lee au Caïre..." Na ratez pas ce rendez-vous unique entre Little Big Batucada et spectacle de rue.

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Le Pied de la Pompe

Vendredi 1er Juillet

Sur scène , Le Pied de la Pompe est un duo qui étonne par son originalité. Un duo Aussi habile de la voix et des doigts que des pieds ! Gérôme chante tout en jouant simultanément de la « batterie au pied », des guitares et de l’harmonica tandis qu’Erwann tient la basse tout en assurant le piano avec les pieds (!) en tenant la réplique à son compère avec énergie et générosité.

L'histoire du Pied de la Pompe commence en 2008 avec la sortie du premier album « on fait ce qu'on peut ». Après 7000 albums écoulés en 2009,le duo enregistre un album live « Un soir au Thy'roir ».A l'aube des 300 concerts en trois ans, Gérôme reprend son crayon et remet un album sur la table ! « Ici où là ».

Dans l'écriture, il met l'humain et la société dans laquelle il vit au centre de ses préoccupations et s'inscrit dans une lignée d'artistes tels que Dick Annegarn, Christian Olivier ou encore Gaëtan Roussel. La voix prend du charme, les textes pimentent le soliloque du quotidien d'une société individualiste à la source de beaucoup de maux. Le Pied de la Pompe illustre avec justesse et pertinence des historiettes où l'être se construit toujours par le regard des autres; c'est d'ailleurs une constante depuis le début du duo qui se renforce au fil des nouveaux titres.On y retrouve les thèmes (chers au groupe) du voyage et des rencontres ("Ici ou là", "Les chapeaux de roues"), visions critique de notre société ("Las là") mais aussi l'amour à sens unique ("Je sais que tu m'aimes"), la perte d'un être cher ("La vie passe") ou la condition de la femme maghrébine dans nos villes ("Française à Paris").

Le Pied de la Pompe jongle avec notes et émotions pour mener sa barque avec belle allure. Amis de longue date, Guizmo et Alee viennent signer trois textes sur l'album (« Française à Paris », « L'hymne à l'artiste » et « Fils de rien »). Le Pied de la Pompe s'associe alors à cette chanson française qui aime les mots sans les mâcher. Touchant, parfoid drole, (im)pertinent, inattendu, surprenant à l'image des invités sur le titre « ici où là » (Guizmo de Tryo, Fred de Karpatt, Batlik, Gari de Oaistar, Mourad de La Rue Ketanou, Fathi de Mon Côté Punk, Face à la mer,Wilfried de Coup d'Marron, Monkey- B, Pierrot de La Ruda, Yves Jamait et Alee), ce nouvel album parle à tous sans détour en racontant des histoires qu’on attrape pour soi, servies par des refrains efficaces et des mélodies harmonieuses. Le Pied de la Pompe entre chanson et rock ? Peut-être juste « Le Pied de la Pompe »!

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Les Fatals Picards

Samedi 2 Juillet

Nous sommes à l’aube du troisième millénaire. Malgré les prévisions ultra-scientifiques de l’astrophysiciencouturier Paco Rabanne, la terre continue de tourner autour du soleil, et les footballeurs de l’équipe de France de gagner en un seul match le PIB du Togo. Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. C’est le moment idéal pour que la route d’Ivan Callot, fondateur du groupe, croise celle de Laurent Honel, guitariste du groupe. Entourés de musiciens plus ou moins de passage, les Fatals Picards débutent sur scène, au gré de premiers concerts dans des bars parisiens, et d’une tournée Fnac pour défendre Navet Maria, le premier album « officiel » du groupe : les chiffres de vente dépassent leurs plus folles espérances, et permettent ainsi à Ivan d’investir dans l’achat de trois paquets de Penne Barilla, et à Laurent de reprendre deux fois des frites chez Léon de Bruxelles.

Fin 2002, Ivan et Laurent rencontrent Jean-Marc Sauvagnargues, batteur de son état, et qui, au fil du temps et d’un amour sans cesse croissant pour le travail de tourneur et le tiramisu, amène le duo, devenu trio, à se produire sur des scènes de plus en plus prestigieuses… mais pas toujours; et devant un public de plus en plus nombreux… mais pas toujours non plus. Jean-Marc participera aux séances d’enregistrement de Droit de Veto, le deuxième album des Fatals Picards, où figurent les premiers « tubes » du groupe ; des morceaux comme « Goldorak est mort », « Chasse, pêche, et biture », ou « Schizophrène… » n’ont en effet rien à envier à des morceaux qui n’auraient rien à envier…

Les années qui suivent voient l’arrivée au sein du groupe d’Olivier Delafosse - dont les prestations au sein d’Oldelaf et Monsieur D demeurent la preuve tangible que l’on peut avoir du talent tout en ayant de graves préoccupations d’ordre pondéral. Après le départ d’Olivier, Jonathan Bénisty et Paul Léger viennent apporter leur touche plus que personnelle à la tournée qui suit la sortie de Picardia Independenza… mais revenons à Paul ! Oh oui, revenons à Paul !

Oui, revenons à Paul, car même s’il ne le mérite pas vraiment, il est difficile de ne pas parler de lui sans s’attirer les foudres des fans hystériques qui à chaque concert hurlent son nom plutôt que celui d’Alain Juppé.

C’est lors d’un concert donné aux 18 Marches, une salle de Moissy-Cramayel, que les Fatals Picards font la connaissance de la Sex Bomb, le groupe au sein duquel Paul Léger tient le rôle de chanteur de charme à l’humour… hum… disons qu’il est drôle… très drôle. Ivan, Jean-Marc et Laurent décident aussitôt de lui proposer de rejoindre la formation ; Paul, qui aime déjà le groupe et l’idée de pouvoir devenir rapidement intermittent du spectacle, accepte aussitôt ; les Fatals repartent sur la route à cinq, et en profitent pour écrire Pamplemousse Mécanique, l’album qui permettra à Ivan de reconstituer son stock de Barilla, à Laurent d’envisager l’achat de nouvelles cordes de guitare, à Jean-Marc de changer de moustache, et à Paul de se laisser pousser les cheveux sans peur du lendemain.

Quelques semaines avant l’enregistrement de Pamplemousse Mécanique, Jonathan quitte le groupe et se voit remplacer presque aussitôt par Yves Giraud, qui joue de la basse comme un vrai bassiste, de la guitare comme deux vrais guitaristes, et qui ne rêve que d’une chose : pouvoir nourrir son chat avec des produits de qualité. La stabilité s’installe… le chat d’Yves prend trois kilos.

En 2007, les Fatals Picards, qui entre-temps ont signé chez Warner, sortent Pamplemousse Mécanique, dont la deuxième édition contient « L’amour à la française », le morceau qui fera d’eux les plus ou moins dignes représentants de la France au cinquante-deuxième concours Eurovision de la chanson ; autant dire que malgré une antépénultième place, c’est le début de la gloire, mais aussi la fin d’une époque. En effet, en septembre de la même année, Ivan annonce son intention de quitter le groupe pour mener à bien d’autres projets qui lui tiennent à coeur. Malgré tout, les Fatals Picards décident de continuer l’aventure à quatre, et après avoir tourné dans un studio parisien le clip de « Bernard Lavilliers » avec…Bernard Lavilliers, ils repartent sur les routes pour permettre à Paul d’essayer sa deuxième paire de poumons. En 2008, le groupe sort Public, le premier album live du groupe – le dernier avec Ivan - et compose Le sens de la gravité, cinquième album studio placé sous le double signe de l’humour noir et de l’engagement.

Quand, le 2 mars 2009 sort Le sens de la gravité, les Fatals Picards sont au coeur d’une polémique autour de leur chanson « Le jour de la mort de Johnny », chanson retirée de l’album suite à la demande de leur maison de disque, puis des sites d’hébergement de vidéos, mais toujours jouée sur scène par un groupe plus présent que jamais – Paul, Yves, Jean-Marc et Laurent sont désormais plus unis que les doigts de la main de Django

Nouvel album « Coming Out » le 7 mars 2011 : Les Fatals Picards fêteront cette année leurs dix années d'existence, dix années passées sur les routes de France à distiller leur cocktail fait d'humour, de chanson et de rock, dix années à fédérer un public de plus en plus nombreux, un public fier de soutenir les grands perdants de 'Eurovision 2007. En février 2011, les Fatals Picards sortiront leur 6ème album studio, sobrement intitulé Coming out... comme le titre de la chanson qu'ils vont nous interpréter ce soir !

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Les Ramoneurs de Menhirs

Samedi 2 Juillet

Comment mélanger le rock, le punk le plus expressif et la musique bretonne dont les rythmes d’imposent à tous ? Grâce à cette énergie folle !

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Los Torpillos

Vendredi 1er Juillet, Samedi 2 Juillet

Un chagrin, une petite baisse de moral, un coup de blues, la déprime vous guette, réagissez et appelez Los Torpillos; concentré de vitamine C, plus déridant qu'un lifting, plus efficace qu'un remède de grand-mère; Los Torpillos, c'est de la dynamite en barre. Mise en garde : attention, un contact prolongé avec les radiations "torpillodés" peut provoquer une forte dépendance ainsi que des effets hilarants non souhaités; dans ce cas, contactez votre médecin traitant.

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Sergent Garcia

Vendredi 1er Juillet

Sergent Garcia, une des stars de la scène musicale européenne, s'apprête à sortir Una y Otra Vez, son premier album depuis cinq ans,. Un pionnier dans le métissage du rock et des musiques du monde, Sergent Garcia a été l’un des premiers à mélanger l’esprit punk aux musiques caribéennes, à la salsa et au reggae.

Cette nouvelle aventure musicale s’en va cette fois-ci du coté de la Colombie pour plonger dans ce qui est à l’heure actuelle l'épicentre de la foisonnante création musicale sud-américaine. Prévu pour le 21 Mars, l’album Una y Otra Vez marque aussi le retour de Sergent Garcia à ses racines indépendantes avec un nouveau partenaire, le label Cumbancha.

Avec la sortie de cinq albums très populaires sur le label Virgin entre 1997 et 2006, Sergent Garcia est rapidement devenu une star internationale créant par la même occasion un style qui lui est propre, le "salsamuffin" et jouant sur les scènes du monde entier. Il est aujourd’hui l’une des figures de proue du mouvement alternatif Latino.

Quand il commence à se plonger dans ses racines latines avec Sergent Garcia, Bruno Garcia est loin d’être un inconnu. Il a été dans les années 80/90 l’une des stars de la scène punk rock alternative française avec le groupe Ludwig von 88. Parallèlement à cette période punk couronnée de succès, il fait partie de Bawawa Sound System dans lequel il apparaît sous le nom de Sergent Garcia et ils travaillent avec différents groupes de la scène hip hop, afro, parisienne (Timide et sans complexe, Bo Prophet etc...), puis ses pérégrinations musicales l’amèneront du côté de Cuba et des sonorités brûlantes de la musique latine.

Le mélange des cultures n’a jamais été un mystère pour le chanteur. Né d'un père basque espagnol et d’une mère française avec des racines allant jusqu’en Algérie et en Côte d'Ivoire, Bruno a vécu les premières années de sa vie à Bilbao, en Espagne avant de s’installer avec sa famille à Paris quand il avait cinq ans. A cette époque, la célèbre série télévisée Zorro est suivie par tous les enfants. Son libidineux Sergent Garcia, l’ennemi juré de Zorro dans la série, est très populaire, si bien que le petit Bruno est rapidement rebaptisé de ce sobriquet dans la cour d’école. Plutôt que de se rebeller contre ses camarades, il commence se faire à l’idée de revêtir le nom du sympathique anti-héro. "Tout le monde veut être Zorro», explique Bruno, "et bien pas de problème, je serai Sergent Garcia. Je pense que c’est lui le véritable homme du peuple et non Zorro qui est, à y regarder de plus près, un propriétaire terrien, un aristocrate."

C'est au cours d’une tournée de 2005 en Amérique du Sud que Bruno a la chance de découvrir la richesse de la scène musicale Colombienne. «La Colombie est un pays incroyable. Il y a des groupes excellents qui jouent sans arrêt, dans la rue, dans les bars, partout; Beaucoup de styles différents, beaucoup de gens qui jouent de la musique, qui font de l'art; ce voyage a été une vraie révélation», explique Bruno, «Et le peuple, la vibration de la population colombienne est formidable…"

Durant son séjour dans le pays, Bruno travaille avec Richard Blair du groupe Sidestepper sur un EP de cinq titres intitulé “Cumbiamuffin”. Après cette expérience, il sait dès lors qu'il lui faut y revenir pour produire un album avec des rythmes et des musiciens locaux. Ainsi naît le projet Una y Otra Vez. L'album a été enregistré sur plusieurs périodes et à différents endroits. Bruno et Ivan Darroman Montoya, le percussionniste cubain de Sergent Garcia et coproducteur des albums du groupe depuis dix ans, ont tout d’abord commencé à élaborer les arrangements et les compositions à Valence, en Espagne. Ils sont ensuite partis pour Paris pour enregistrer les maquettes avec le reste du groupe. Destination finale: la Colombie où Bruno a réuni l’équipe des musiciens locaux rencontrés lors de ses précédents voyages et avec qui il voulait enregistrer l’album; parmi eux Jacobo Velez, clarinettiste et leader du groupe La Eléctrica Mojarra; Erika Muñoz, l'une des chanteuses du groupe Sidestepper, les pionniers de l’electrotropical; des musiciens du groupe La-33, les étoiles montantes de la salsa colombienne; et Li Saumet, la chanteuse de Bomba Estéreo. « je voulais réunir pour ce disque tous ces musiciens qui sont la crème de la scène musicale Colombienne actuelle», note Bruno.

La chanson-titre "Una y Otra Vez" est un hymne au courage et à la résistance. Trouver la lumière et la force de lutter contre l'oppression mentale et économique engendrée par la dureté de la vie, tel est le message de ce titre. «Et même si nous tombons mille et une fois », chante Sergent Garcia: «Nous renaîtrons à chaque fois avec toujours plus de force et de courage." C'est un message qui puise sa force dans les expériences propres à Sergent Garcia durant ces années où il a du lutter pour son indépendance artistique et pour retrouver son inspiration.

Le titre "Yo Soy salsamuffin" (je suis salsamuffin), le premier single issue de l'album, accompagné par le chanteur espagnol de ragga-reggae Supa Bassie, pose les principes de la recette du métissage musical du Sergent: "Cumbia, ragga, dancehall et son / Un savoureux mélange de rythmes portés par cette chanson / Mexique, Colombie, Cuba, la Jamaïque, tous unis / Avec la Méditerranée faisant le lien / Uptown, Downtown, la fête a commencé / De Valence à Bogota en passant par Guantanamo / De Monterrey à Mexico City à travers les magnifiques paysages du Jalisco / De Santiago à La Havane en passant par Kingston…" Le clip de «Yo Soy salsamuffin" a d’ailleurs été tourné dans les rues de Bogota sur l’une de ces "chiva Rumbera", ces autobus colorés transformés en club salsa tonitruants qui sillonnent la plupart des villes de Colombie.

"Chacun Son Combat” accorde riffs de guitare électrique avec un groove aux accents boogaloo et une section de cuivres haute en couleur. Le titre est un peu l’histoire du musicien rebelle comme il le chante lui même: «Aujourd'hui, c’est chacun son combat / chacun sa famille, chacun sa mafia / ma famille à moi c’est Paris, Kingston, Kinshasa / ma famille à moi c’est le sourire d'un petit frère d’où qu’il soit.". Sur la rythmique et les cuivres balkaniques de «Ojos Inocentes" (yeux innocents) Bruno chante, «Prête moi tes yeux innocents / Pour voir par delà l'horizon / Là où l'homme est né libre, vit libre et n’a pas peur de la mort. "

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Têtes Raides

Vendredi 1er Juillet

Les Têtes Raides font partie de ces groupes incontournables qui comptent dans l'histoire du rock à la française. Un groupe fier et authentique qui se tient à sa ligne de conduite et reste, malgré les années, fidèle à ses idéaux et philosophies. Leur musique n'a jamais été vaine et s'efforce de toucher notre corde sensible ; ce qu'ils disent, ils le pensent et le revendiquent. : à ne pas manquer

Nouvel Album “L’an Demain” le 31 janvier 2011 :

« On est sorti de la chanson/Mais c’est pas grave on y revient » : dans la chanson Météo, Christian Olivier lance ce qu’on pourrait prendre pour un résumé de la trajectoire récente de Têtes Raides. Mais il chante aussi « On est toujours jamais à l’heure » dans L’An demain, qui ouvre et donne son titre au nouvel album.Il a fallu un an d’écriture, de sessions d’enregistrement et de post production pour aboutir à cet album fervent et grave, sombre et semé de taches de soleil. Toujours Têtes Raides, avec des ciels rouillés et des rages bitumeuses, mais aussi Têtes Raides renouvelé, avec plus d’espoirs et de fraternités que jamais. « Cet album est plus personnel dans l’écriture, moins frontal politiquement, plus poétique », note Christian Olivier, auteur et chanteur. Il se dit volontiers « à nouveau sur la recherche d’un autre sens, sur le verbe, sur quelque chose de plus intime ». Et quel plus beau symbole pour ce retour à un ancrage très chanson que la visite d’une légende, Jeanne Moreau. Jeanne Moreau ! On avait souvent rêvé, espéré, annoncé le retour à la chanson de l’immense légende du Tourbillon. Eh bien c’est avec Têtes Raides qu’elle s’est rouvert la voix, en même temps qu’elle s’était lancée en comédienne sur le chantier du Condamné à mort de Jean Genet avec Étienne Daho.

« J’avais beaucoup avancé sur Emma quand il m’est apparu évident que j’entendais Jeanne Moreau dans la chanson, dit Christian Olivier. Il y a quelque chose dans la mélodie et dans le texte qui est absolument elle. Comme nous travaillions aussi sur l’adaptation du Condamné à mort de Genet, j’ai demandé au théâtre de l’Odéon de lui transmettre la chanson. Deux jours plus tard, elle était d’accord. Et la voix des chansons de Marguerite Duras et de Serge Rezvani (alias Cyrius Bassiak) s’est facilement installée dans les mots d’aujourd’hui de Christian Olivier.

Pour cet album, il a voulu une écriture « plus compacte », avec le désir d’être entendu plus directement et plus lisiblement. Très naturellement, s’est reconstruit le line-up du groupe, renouvelé comme à chaque album depuis une vingtaine d’années. Un signe : les nouveaux arrivants sont à la rythmique. Le bassiste Antoine Pozzo di Borgo est un touche-à-tout notamment passé par Jim Murple Memorial, et le batteur Éric Delbouys a joué avec divers concerts mais aussi avec des conteurs… « Ils apportent beaucoup de propositions, sont ouverts et s’intègrent bien aux personnages Têtes Raides. Avec Serge Bégout à la guitare, ils ont trouvé une parfaite cohérence rythmique. »

Cette rythmique toute neuve s’entend un peu partout, dans le plein soleil afroska d’Angata, ou dans le son surprenant de Fulgurance, échappée parfaitement Têtes Raides dans un tournoiement rock un peu Arcade Fire. Le trombone Pierre Gauthé a aussi écrit des arrangements de cordes sur L’An demain, Pas à pas et Marteau piqueur, autre couleur ajoutée à la large palette du groupe, déjà riche du majestueux violoncelle d’Anne-Gaëlle Bisquay. « Nous tenons ici ou là sur un ou deux instruments. Au départ, l’équilibre de Têtes Raides était proche du cirque : un coup ça penche à droite, un coup ça penche à gauche.

Cette fois-ci, avons pris le risque de vraiment épurer. » Cela promet aussi des surprises dans la lecture des anciennes chansons pour la tournée, qui débutera une semaine après la sortie de l’album.Un autre grand nom est présent sur cet onzième album studio de Têtes Raides, mais ce nom est inconnu. « Il y a un poète dans chacun de nos disques.Cette fois-ci, c’est un poète anonyme. » Car le texte de Je voudrais, qui clôt l’album, a été déposé sur le répondeur téléphonique de l’émission Là-bas si j’y suis de Daniel Mermet, et diffusé sur les ondes de France Inter il y a quelques années. « On n’a jamais pu retrouver qui était cet homme qui avait laissé ce message. C’était sans doute un mec de la rue. J’ai seulement écrit les deux vers du refrain et une musique un peu scandée. Et ce texte est dans un univers proche de l’époque Fleurs de yeux de Têtes Raides. »

L’An demain traverse bien d’autres univers, du bonheur de Marteau-piqueur aux oursins d’Olé. Et, au passage, Christian Olivier a réinventé la recette ancienne de la chanson-portrait, que l’on connait si bien depuis Georges Brassens ou Jacques Brel, avec Gérard, ode à un mécano qui existe vraiment, quelque part en banlieue parisienne. « Si j’amène ma vieille bagnole à mon concessionnaire, il ne saura que me vendre une voiture neuve. Alors je l’apporte à Gérard », lequel « Répare mes p’tits bobos/Sous la peau du capot ».

Mais Têtes Raides reste un groupe de rock, comme avec J’m’en fous, pur rock avec le saxophone furieux de Grégoire Simon, ou So Free, titre punk en anglais avec le baroque et féroce Martyn Jacques des Tiger Lillies. Cela faisait longtemps que le groupe n’avait plus chanté en anglais, « mais il le fallait.

On n’aurait pas pu dire la même chose en français » Affaire d’instinct. D’ailleurs, Christian avoue très volontiers écrire et composer « sans penser très avant, sans réfléchir... Partir ailleurs, faire le tour, recommencer une nouvelle histoire à chaque fois sans se demander ce qui va se passer demain… » Et les nouvelles histoires s’enchevêtrent à plaisir : pendant l’année d’élaboration de L’An demain, tout ou partie de Têtes Raides a poursuivi le travail sur plusieurs aventures parallèles. Ainsi du Condamné à mort, adaptation du texte de Jean Genet, qui est selon Christian Olivier une « suite de Têtes Raides, musicalement, et une nouvelle manière de travailler ». Ainsi encore de La Coterie, collectif inventant une chanson pour enfants non-conformiste et particulièrement jubilatoire. L’un et l’autre spectacles devraient encore tourner en 2011, la priorité restant évidemment à l’imposante tournée de Têtes Raides qui s’annonce. Et il n’est pas impossible qu’à l’occasion de ces concerts, on entende encore quelques nouvelles chansons…

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Tremplins 2011

  • Soirée tremplin

    Jeudi 30 Juin, dès 19h30 sur l'île d'Or

    Gratuit

    La soirée tremplin aura lieu le Jeudi 30 Juin, sur l'île d'Or. Quatre groupes locaux partageront la scène avec Edouard Nenez et les princes de Bretagne. Cette année, les quatre groupes selectionnés sont :

    - Bunjil (Folk)

    - Daoud et Kristobal (Chanson Rock)

    - Jeans (Pop Rock Indé)

    - Sadaaka (Funk)

    Le groupe vainqueur des tremplins ouvrira la soirée du Vendredi 1er Juillet.

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